Dernières lectures BD : coups de cœur et déceptions

Dernières lectures BD : coups de cœur et déceptions

Je reprends du service après presque un mois d’absence. Un mois qui ne s’est pas fait sans lectures BD puisque j’en ai lues plus d’une vingtaine ! Stage en bibliothèque oblige, l’offre et la tentation étaient bien trop grandes… À mon plus grand bonheur ! Retour sur mes albums coups de cœur mais aussi quelques déceptions…


Le perroquet Espé GlénatLe perroquet, Espé 

Glénat (2017)

Le perroquet est narré d’après le point de vue et le vécu de Bastien lorsqu’il avait 8 ans. Il y raconte son quotidien, différent de celui des autres garçons puisque sa maman souffre de troubles bipolaires à tendance schizophrénique. Dessins et couleurs participent à la retranscription de cette enfance partagée entre moments de tendresse et de détresse. On termine cette lecture avec la chair de poule et les larmes aux yeux.


Polina Bastien Vivès Casterman Polina, Bastien Vivès 

Casterman (2011)

La petite Polina s’apprête à passer une audition dans une des écoles les plus prestigieuses de danse classique. Malgré une performance en demi teinte, elle sera acceptée et prise en main par le professeur Bojinski, aussi craint que respecté. Dans un milieu artistique très rigoureux, Polina devra faire ses propres expériences et choix. Un parcours initiatique tout en mouvements et douceur grâce à la maestria de Bastien Vivès.


Habibi Craig Thompson CastermanHabibi, Craig Thompson 

Casterman (2011)

Dodola et Zam sont deux enfants esclaves qui vont se rencontrer, s’échapper et vivre ensemble à l’abri des regards dans un désert pollué du moyen-orient. Si jeunes et possédant déjà un passé tragique, ils vont malheureusement finir par être séparés. Ils vont devoir traverser beaucoup d’épreuves avant de pouvoir espérer être réunis. Habibi mêle à sa trame principale de nombreux contes, paraboles religieuses et sourates du coran qui servent le récit.  Ce roman graphique aborde de nombreux thèmes passionnants comme la représentation et la place réservées aux femmes, la question environnementale et un questionnement spirituel. Ne soyez pas impressionné par ce pavé de plus de 600 pages car chaque chose a sa place et le tout se lit d’une traite.


Dans la forêt sombre et mystérieuse Winshluss GallimardDans la forêt sombre et mystérieuse, Winshluss 

Gallimard (2016)

La nouvelle vient de tomber : la grand-mère d’Angelo est très malade et il faut vite aller lui rendre visite. Toute la famille embarque dans la voiture familiale mais Angelo est oublié sur une aire d’autoroute… Le petit garçon ne se laisse par abattre et décider de se rendre à destination en coupant à travers la forêt où il rencontre créatures et personnages plus atypiques les uns que les autres. Le périple ce transforme en Aventure avec un grand A. Chaque page est bourrée d’humour et de situations décalées jusqu’à sa surprenante happy end.


7ème étage Asa Grennvall L'Agrume7ème étage, Åsa Grennvall 

L’Agrume (2013)

Åsa intègre une école d’art où elle ne tarde pas à se faire des amis. Sa personnalité et son style biens à elle la font se fondre à merveille dans ce nouvel environnement. Tout lui sourit jusqu’à ce garçon parfait qui s’intéresse à elle. Peu à peu, l’idylle va pourtant se transformer en cauchemar jusqu’à l’irréparable. Glaçant, ce récit écrit comme un journal intime est porté par son autrice qui a fait et continue de faire preuve de beaucoup de courage en nous partageant son vécu.


Jean Doux et le mystère de la disquette molle Philippe Valette DelcourtJean Doux et le mystère de la disquette molle, Philippe Valette 

Delcourt (2016)

Après l’inénarrable Georges Clooney, Philippe Valette fait son grand retour. Plongée dans les années 80 au cœur d’une entreprise spécialisée dans les broyeuses à papier. Notre héros Jean Doux arrive malencontreusement en retard  à une réunion très importante. Las du quotidien de la vie de bureau, il part s’échapper quelques instants dans un local abandonné. Là, il tombe sur une disquette molle, vestige d’un temps révolu qui semble détenir de sombres secrets. S’ensuit alors une enquête pour tenter de sauver l’entreprise. Drôle, décapant, j’espère retrouver un jour Jean Doux pour de nouvelles aventures !


Le singe de Hartlepool Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau DelcourtLe singe de Hartlepool, Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau 

Delcourt (2012)

Début du 19ème siècle durant les guerres napoléoniennes, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Seul survivant : un chimpanzé arraché à sa famille et devenu animal de compagnie de l’équipage. Attifé comme un français, son uniforme tricolore semble tromper tout le monde jusqu’aux habitants de la ville d’Angleterre qui, au fond, n’ont jamais vu de français… Il est décidé d’en faire un exemple, le singe est alors écroué et traîné en justice. Légende du folklore anglais, Le Singe de Hartlepool fait état de la folie des hommes et de la guerre.


Aya de Yopougon Marguerite Abouet et Clément Oubrerie GallimardAya de Yopougon, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie 

Gallimard (2005)

Côte d’Ivoire, 1978. Aya a dix-neuf ans et vit à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan. Élève sérieuse se concentrant sur ses études, elle veut un avenir différent des autres. Son rêve ? Devenir médecin pour échappper à la fameuse série C : coiffure, couture et chasse au mari qui semble toucher de plus en plus ses amies. Toute une galerie de personnages et de nombreux thèmes sont abordés dans Aya de Yopougon rendant cette série riche et pleine d’espoirs.


L'adoption Zidrou et Arno MoninBamboo ÉditionL’adoption, Zidrou et Arno Monin 

Bamboo Éditions (2016)

Qinaya est une petite orpheline péruvienne de 4 ans. Adoptée par une famille française, elle va chambouler le quotidien de toute une famille et surtout Gabriel, le « papy ronchon » qui va devoir apprendre à devenir grand-père. Si le tout est touchant, la fin apporte vraiment un autre souffle au récit dont on a envie de lire la suite. Suite qui paraît d’ailleurs dans quelques jours…


Les rêveries d'un gourmet solitaire Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi CastermanLes rêveries d’un gourmet solitaire, Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi 

Casterman (2016)

Le Japon et la gastronomie : une grande histoire d’amour ! Cette ouvrage et la réussite qui l’entoure en sont l’exemple criant. Entre deux rendez-vous et voyages d’affaire, tous les prétextes sont bons pour notre gourmet solitaire affamé de découvrir un petit restaurant japonais. Une BD qui mêle découvertes culinaires donc mais également culture japonaise. À lire le ventre plein.


Dans la peau d'un jeune homo Hugues Barthe HachetteDans la peau d’un jeune homo, Hugues Barthe 

Hachette (2006)

Hugo a 14 ans et se sent plus attiré par les hommes. Âge ingrat oblige, son corps change, ses envies se précisent, la pression sociale se fait de plus en plus forte. Mais voilà, il ne sait pas à qui en parler : ses camarades de classe sont si différents et son frère à l’exact opposé de lui… Est-ce une passade ? Suis-je normal ? Autant de questionnement par lesquels Hugo va passer jusqu’à accepter et faire son coming-out. Une BD sans prétention écrite comme un guide ou un journal intime où Hugues Barthe nous fait preuve de sa propre expérience adolescente.


Amitié étroite Bastien Vivès CastermanAmitié étroite, Bastien Vivès 

Casterman (2009)

Francesca et Bruno partagent un lien d’amitié très fort que peu comprennent. A l’opposé l’un de l’autre ils ressentent pourtant ce besoin irrépressible de se voir régulièrement. Pourtant, lorsque Bruno entame une histoire d’amour, Francesca vit mal la situation et remet en question les sentiments qu’elle éprouve pour son ami. Relation ambiguë qui se mue peu à peu en amour sincère, Bastien Vivès décrit avec justesse cette histoire naissante tout en tendresse.


L'enterrement de mes ex Gauthier 6 Pieds Sous TerreL’enterrement de mes ex, Gauthier 

6 Pieds Sous Terre (2015)

Le premier émoi télévisuel de Charlotte se fait à travers Jane, dans Jane et Serge. Elle s’inscrit alors au volley pour partager la sueur et les douches de ses camarades. Déjà, elle se sent différente des autres. Elle tisse des amitiés étroites avec quelques filles et ne comprend pas toujours les sentiments qui l’habitent. De l’amitié à l’amour, le pas est vite franchi et ses premières déceptions sentimentales ne se font pas attendre. Pour elle, il ne s’agit pas seulement d’expérience mais bien de réels sentiments. Partagé entre plusieurs chapitres qui représentent des périodes charnières, nous suivons Charlotte jusqu’à l’âge adulte à travers expériences et découverte de soi.


 

Jane, le renard & moi Fanny Britt et Isabelle Arsenault La PastèqueJane, le renard & moi, Fanny Britt et Isabelle Arsenault 

La Pastèque (2013)

Nous découvrons Hélène en pleine période sombre. Rejetée par ses camarades, elle se retrouve seule à l’école. En plus, elle n’aime plus vraiment son corps… Elle se réfugie alors dans le monde de Jane Eyre dont la lecture l’aide à s’échapper pour quelques instants…

Un roman graphique tout en poésie qui aborde le thème du harcèlement scolaire. Les illustrations d’Isabelle Arsenault sont un must !


Idéal standard Aude Picault DargaudIdéal standard, Aude Picault 

Dargaud (2017)

Alors qu’elle vient de passer la barre fatidique des 30 ans, Claire est toujours célibataire. Autour d’elle, ses amies sont en couple, mariées et parfois déjà mères. Et ce n’est pas à son travail en néonatalogie que la pression sociale diminue. En rencontrant Franck, elle veut se persuader que cette fois c’est le bon, qu’elle va pouvoir construire quelque chose de solide. Mais entre attentes et réalités, le fossé est parfois énorme

Loin des clichés des célibattantes, Idéal standard est réaliste et aborde des thèmes importants tels que l’accomplissement personnel, le couple, le désir, l’indépendance…


Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill Jean Regnaud et Emile Bravo GallimardMa maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, Jean Regnaud et Emile Bravo 

Gallimard (2007)

C’est la panique pour Jean alors qu’à la rentrée des classes, l’institutrice demande la profession des parents. Son père est patron ça il en est sûr mais sa mère ? Il ne sait quasiment rien d’elle et pour éviter d’être différent, il va inventer. Elle sera secrétaire, après tout, pourquoi pas ? Cela fait si longtemps qu’il ne l’a pas vue. Mais elle va bientôt revenir, elle est en Amérique et lui envoie des cartes que lui lit sa voisine… Une jolie BD pour aborder en douceur la perte.


L'apocalypse selon Magda Chloé Vollmer-Lo et Carole Maurel DelcourtL’apocalypse selon Magda, Chloé Vollmer-Lo et Carole Maurel 

Delcourt (2016)

L’apocalypse annoncée il y a un an n’aura finalement pas lieu. Alors que l’humanité entière se réjouit de cette nouvelle, Magda 14 ans, est dévastée. Pour comprendre sa réaction il faut revenir quelques mois en arrière. Magda a trop peu vécu, expérimenté, elle ne peut et ne veut pas mourir vierge de toutes expériences. Elle n’est pas la seule à décider alors d’embrasser la vie et tout ce qui s’offre à elle, vite, trop vite peut-être…


Conduite interdite Chloé Wary SteinkisConduite interdite, Chloé Wary 

Steinkis (2017)

Nour rentre en Arabie Saoudite après avoir passé 5 ans à Londres. Elle trouve son pays natal bien rétrograde sur la question féminine par rapport à l’Angleterre où elle a pu y être libre et étudier ce qu’elle souhaitait. Elle souffre de cette contradiction : elle aime son pays mais ne peut s’y accomplir. Conduite interdite est l’histoire vraie d’un collectif de femmes qui en 1990, a pris le volant dans un pays qui interdit aux femmes de conduire. Si cette BD a à priori tout pour me plaire elle évoque trop rapidement des sujets importants et aurait mérité d’être bien plus approfondie.


Facteur pour femmes Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice Bamboo ÉditionFacteur pour femmes, Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice 

Bamboo Éditions (2015)

La Première Guerre mondiale éclate et vide une petite île bretonne de ses hommes. Il ne reste plus que les enfants, les vieux, les femmes… et les infirmes. Maël, en plus d’un pied-bot, est jugé simple d’esprit par les habitants de l’île. Pour cela, il n’est pas mobilisé mais devient le facteur attitré. Sa tâche consiste à livrer aux femmes les lettres de leurs hommes partis au front. Seul homme vigoureux, il devient très vite le confident et l’amant de ces femmes qui se sentent bien seules. Difficile de s’attacher au personnage principal, ce Maël qui est repoussant dans bon nombre de ses actes…


Tu sais ce qu'on raconte Gilles Rochier et Daniel Casanave WarumTu sais ce qu’on raconte, Gilles Rochier et Daniel

Warum (2017)

Tu sais ce qu’on raconte, c’est l’histoire d’une rumeur qui enfle et est reprise par tous les habitants du village… À tel point qu’on ne sait plus ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Le procédé, la construction et le postulat sont louables mais l’ensemble reste tout de même anecdotique et ne fait pas de cette BD un ouvrage à lire et relire.


 

Elle s’appelait Tomoji de Jirô Taniguchi

Elle s’appelait Tomoji de Jirô Taniguchi

Elle s’appelait Tomoji est un manga de Jirô Taniguchi publié en France en 2015 aux éditions Rue de Sèvres. Séduite par Quartier Lointain, j’avais très envie d’en découvrir plus sur l’oeuvre du célèbre mangaka. Conformément à la prépublication en magazine au Japon, les premières et dernières pages de chaque chapitre sont en couleur et le reste en noir et blanc. Un entretien avec son auteur est d’ailleurs visible à la fin du manga et qui parle de la genèse de la réalisation de ce dernier.


elle s'appelait tomoji jiro taniguchi éditions rue de sevres montagnes japon

 

L’histoire débute en 1925, an 14 de l’ère Taishô (1912-1926), revient en 1912 (dernière année de l’ère Meiji) pour se terminer en avril 1932, an 7 de l’ère Shôwa. Elle se concentre sur la vie et la rencontre de deux adolescents : Tomoji Uchida et son cousin Fumiaki Itô. Tomoji grandit dans la campagne japonaise au nord du mont Fuji et travaille beaucoup afin d’aider sa famille tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo.

Elle s’appelait Tomoji : genèse du manga

Taniguchi et sa femme fréquentent un temple bouddhiste de la région de Tokyo depuis plusieurs années jusqu’au point de se lier avec les personnes qui animent et font vivre ce lieu. Fort de sa renommée, une commande est passée au mangaka. Son but ? Celui de faire connaître la vie de la fondatrice du temple qui n’est autre que Tomoji. Pour cela, il est décidé que la bande-dessinée serait un bon moyen de la faire découvrir au plus grand nombre, la pratique de la lecture traditionnelle étant alors en recul. Taniguchi accepte à condition que cela soit fait à sa façon.

elle s'appelait tomoji jiro taniguchi éditions rue de sevres montagnes japon

En effet, cela ne l’intéresse pas de s’atteler à l’écriture et au dessin d’une biographie pure et dure. Ce qui intéresse Taniguchi ce sont tous les petits détails d’une vie qui font le destin de cette femme. Pour se faire, il s’entoure de Miwako Ogihara qui est scénariste pour la télévision. C’est une grande première pour Taniguchi de mettre au cœur de son histoire un personnage principal féminin. Elle s’appelait Tomoji est donc basée sur des personnages ayant existé mais l’histoire est fictionnelle.

Le traitement temporel est également très intéressant puisque Taniguchi a choisi de s’intéresser à la vie de Tomoji avant la fondation du temple bouddhiste (tout comme Pénélope Bagieu avait choisit de quitter son héroïne avant qu’elle soit connue dans California Dreamin) et utilise le flash-back. Un choix qui s’explique par le fait que ce dernier souhaitait privilégier le parcours de la vie qui a façonné la personnalité de la jeune femme jusqu’à son choix de s’orienter vers la voie de la spiritualité.

Un vrai travail a été réalisé en amont afin de décrire au mieux les paysages ruraux de l’époque ainsi que les personnes y vivant.

Je me suis rendu dans la région de Yamanashi, afin de m’en représenter correctement la géographie et l’histoire. On sent bien que la population de ce Japon vieillit. Il n’est pas certain qu’il puisse se perpétuer encore longtemps.

elle s'appelait tomoji jiro taniguchi éditions rue de sevres montagnes japon


Elle s’appelait Tomoji nous fait traverser les époques à travers son héroïne qui passe de l’enfance à l’âge adulte. Un travail d’écriture intéressant puisqu’il mêle biographie, faits historiques et éléments fictionnels. Ce manga dresse le portrait d’une « femme tranquille et déterminée » dans « un Japon en voie de disparition » de l’entre deux guerres. On y retrouve ce qui fait la force et l’attrait du mangaka : une nature magnifiée, l’accent mis sur l’enfance, l’importance de la famille et bien sûr le destin et les hasards de la vie…


Tokyo Sanpo un guide de la capitale japonaise par Florent Chavouet

Tokyo Sanpo un guide de la capitale japonaise par Florent Chavouet

Tokyo Sanpo publié aux éditions Philippe Picquier est un carnet de voyage sur la ville de Tokyo sous forme de bande-dessinée. Sortie en 2009, elle fait partie de ces BD que j’aime lire et relire. Une suite intitulée Manabé Shima a d’ailleurs été réalisée un an après Tokyo Sanpo et retrace sa visite d’une île au large du Japon.

Bienvenue à Tokyo

Tokyo Sanpo est un OVNI dans le milieu de la bande-dessinée. Pas vraiment un guide touristique ni un carnet de voyage, ce dernier est inclassable. Parti 6 mois afin d’accompagner sa compagne qui devait y réaliser un stage, Florent Chavouet nous offre son point de vue personnel, totalement subjectif et un brin candide de la capitale nippone. Entre petits boulots et errances à vélo, il croque ses paysages, anecdotes et portraits de tout ce qui fait la ville de Tokyo.

carte de tokyo sanpo florent chavouet éditions philippe picquier

Chaque chapitre correspond à un quartier où l’auteur est allé et est accompagné d’une carte détaillée. On plisse les yeux, on tourne et retourne le livre afin de ne pas rater une seule indication. C’est drôle, instructif et décalé ! Il n’y a pas vraiment d’histoires dans Tokyo Sanpo ou plutôt il y en a des milliers à qui sait regarder. Armé de son vélo, d’une chaise pliante, d’un cahier et de quelques crayons, Florent Chavouet nous offre un ouvrage de plus de 200 pages comprenant dessins et anecdotes colorés.

tokyo sanpo florent chavouet éditions philippe picquier


Que vous ne connaissiez pas le Japon ou si – comme moi – vous êtes nostalgique du pays du soleil levant vous trouverez forcément votre compte dans Tokyo Sanpo. Seul petit bémol, les jugements un peu hâtifs et attachés au physique des personnes croisées dans les rues sont parfois déroutants.