Dernières lectures BD : coups de cœur et déceptions

Dernières lectures BD : coups de cœur et déceptions

Je reprends du service après presque un mois d’absence. Un mois qui ne s’est pas fait sans lectures BD puisque j’en ai lues plus d’une vingtaine ! Stage en bibliothèque oblige, l’offre et la tentation étaient bien trop grandes… À mon plus grand bonheur ! Retour sur mes albums coups de cœur mais aussi quelques déceptions…


Le perroquet Espé GlénatLe perroquet, Espé 

Glénat (2017)

Le perroquet est narré d’après le point de vue et le vécu de Bastien lorsqu’il avait 8 ans. Il y raconte son quotidien, différent de celui des autres garçons puisque sa maman souffre de troubles bipolaires à tendance schizophrénique. Dessins et couleurs participent à la retranscription de cette enfance partagée entre moments de tendresse et de détresse. On termine cette lecture avec la chair de poule et les larmes aux yeux.


Polina Bastien Vivès Casterman Polina, Bastien Vivès 

Casterman (2011)

La petite Polina s’apprête à passer une audition dans une des écoles les plus prestigieuses de danse classique. Malgré une performance en demi teinte, elle sera acceptée et prise en main par le professeur Bojinski, aussi craint que respecté. Dans un milieu artistique très rigoureux, Polina devra faire ses propres expériences et choix. Un parcours initiatique tout en mouvements et douceur grâce à la maestria de Bastien Vivès.


Habibi Craig Thompson CastermanHabibi, Craig Thompson 

Casterman (2011)

Dodola et Zam sont deux enfants esclaves qui vont se rencontrer, s’échapper et vivre ensemble à l’abri des regards dans un désert pollué du moyen-orient. Si jeunes et possédant déjà un passé tragique, ils vont malheureusement finir par être séparés. Ils vont devoir traverser beaucoup d’épreuves avant de pouvoir espérer être réunis. Habibi mêle à sa trame principale de nombreux contes, paraboles religieuses et sourates du coran qui servent le récit.  Ce roman graphique aborde de nombreux thèmes passionnants comme la représentation et la place réservées aux femmes, la question environnementale et un questionnement spirituel. Ne soyez pas impressionné par ce pavé de plus de 600 pages car chaque chose a sa place et le tout se lit d’une traite.


Dans la forêt sombre et mystérieuse Winshluss GallimardDans la forêt sombre et mystérieuse, Winshluss 

Gallimard (2016)

La nouvelle vient de tomber : la grand-mère d’Angelo est très malade et il faut vite aller lui rendre visite. Toute la famille embarque dans la voiture familiale mais Angelo est oublié sur une aire d’autoroute… Le petit garçon ne se laisse par abattre et décider de se rendre à destination en coupant à travers la forêt où il rencontre créatures et personnages plus atypiques les uns que les autres. Le périple ce transforme en Aventure avec un grand A. Chaque page est bourrée d’humour et de situations décalées jusqu’à sa surprenante happy end.


7ème étage Asa Grennvall L'Agrume7ème étage, Åsa Grennvall 

L’Agrume (2013)

Åsa intègre une école d’art où elle ne tarde pas à se faire des amis. Sa personnalité et son style biens à elle la font se fondre à merveille dans ce nouvel environnement. Tout lui sourit jusqu’à ce garçon parfait qui s’intéresse à elle. Peu à peu, l’idylle va pourtant se transformer en cauchemar jusqu’à l’irréparable. Glaçant, ce récit écrit comme un journal intime est porté par son autrice qui a fait et continue de faire preuve de beaucoup de courage en nous partageant son vécu.


Jean Doux et le mystère de la disquette molle Philippe Valette DelcourtJean Doux et le mystère de la disquette molle, Philippe Valette 

Delcourt (2016)

Après l’inénarrable Georges Clooney, Philippe Valette fait son grand retour. Plongée dans les années 80 au cœur d’une entreprise spécialisée dans les broyeuses à papier. Notre héros Jean Doux arrive malencontreusement en retard  à une réunion très importante. Las du quotidien de la vie de bureau, il part s’échapper quelques instants dans un local abandonné. Là, il tombe sur une disquette molle, vestige d’un temps révolu qui semble détenir de sombres secrets. S’ensuit alors une enquête pour tenter de sauver l’entreprise. Drôle, décapant, j’espère retrouver un jour Jean Doux pour de nouvelles aventures !


Le singe de Hartlepool Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau DelcourtLe singe de Hartlepool, Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau 

Delcourt (2012)

Début du 19ème siècle durant les guerres napoléoniennes, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Seul survivant : un chimpanzé arraché à sa famille et devenu animal de compagnie de l’équipage. Attifé comme un français, son uniforme tricolore semble tromper tout le monde jusqu’aux habitants de la ville d’Angleterre qui, au fond, n’ont jamais vu de français… Il est décidé d’en faire un exemple, le singe est alors écroué et traîné en justice. Légende du folklore anglais, Le Singe de Hartlepool fait état de la folie des hommes et de la guerre.


Aya de Yopougon Marguerite Abouet et Clément Oubrerie GallimardAya de Yopougon, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie 

Gallimard (2005)

Côte d’Ivoire, 1978. Aya a dix-neuf ans et vit à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan. Élève sérieuse se concentrant sur ses études, elle veut un avenir différent des autres. Son rêve ? Devenir médecin pour échappper à la fameuse série C : coiffure, couture et chasse au mari qui semble toucher de plus en plus ses amies. Toute une galerie de personnages et de nombreux thèmes sont abordés dans Aya de Yopougon rendant cette série riche et pleine d’espoirs.


L'adoption Zidrou et Arno MoninBamboo ÉditionL’adoption, Zidrou et Arno Monin 

Bamboo Éditions (2016)

Qinaya est une petite orpheline péruvienne de 4 ans. Adoptée par une famille française, elle va chambouler le quotidien de toute une famille et surtout Gabriel, le « papy ronchon » qui va devoir apprendre à devenir grand-père. Si le tout est touchant, la fin apporte vraiment un autre souffle au récit dont on a envie de lire la suite. Suite qui paraît d’ailleurs dans quelques jours…


Les rêveries d'un gourmet solitaire Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi CastermanLes rêveries d’un gourmet solitaire, Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi 

Casterman (2016)

Le Japon et la gastronomie : une grande histoire d’amour ! Cette ouvrage et la réussite qui l’entoure en sont l’exemple criant. Entre deux rendez-vous et voyages d’affaire, tous les prétextes sont bons pour notre gourmet solitaire affamé de découvrir un petit restaurant japonais. Une BD qui mêle découvertes culinaires donc mais également culture japonaise. À lire le ventre plein.


Dans la peau d'un jeune homo Hugues Barthe HachetteDans la peau d’un jeune homo, Hugues Barthe 

Hachette (2006)

Hugo a 14 ans et se sent plus attiré par les hommes. Âge ingrat oblige, son corps change, ses envies se précisent, la pression sociale se fait de plus en plus forte. Mais voilà, il ne sait pas à qui en parler : ses camarades de classe sont si différents et son frère à l’exact opposé de lui… Est-ce une passade ? Suis-je normal ? Autant de questionnement par lesquels Hugo va passer jusqu’à accepter et faire son coming-out. Une BD sans prétention écrite comme un guide ou un journal intime où Hugues Barthe nous fait preuve de sa propre expérience adolescente.


Amitié étroite Bastien Vivès CastermanAmitié étroite, Bastien Vivès 

Casterman (2009)

Francesca et Bruno partagent un lien d’amitié très fort que peu comprennent. A l’opposé l’un de l’autre ils ressentent pourtant ce besoin irrépressible de se voir régulièrement. Pourtant, lorsque Bruno entame une histoire d’amour, Francesca vit mal la situation et remet en question les sentiments qu’elle éprouve pour son ami. Relation ambiguë qui se mue peu à peu en amour sincère, Bastien Vivès décrit avec justesse cette histoire naissante tout en tendresse.


L'enterrement de mes ex Gauthier 6 Pieds Sous TerreL’enterrement de mes ex, Gauthier 

6 Pieds Sous Terre (2015)

Le premier émoi télévisuel de Charlotte se fait à travers Jane, dans Jane et Serge. Elle s’inscrit alors au volley pour partager la sueur et les douches de ses camarades. Déjà, elle se sent différente des autres. Elle tisse des amitiés étroites avec quelques filles et ne comprend pas toujours les sentiments qui l’habitent. De l’amitié à l’amour, le pas est vite franchi et ses premières déceptions sentimentales ne se font pas attendre. Pour elle, il ne s’agit pas seulement d’expérience mais bien de réels sentiments. Partagé entre plusieurs chapitres qui représentent des périodes charnières, nous suivons Charlotte jusqu’à l’âge adulte à travers expériences et découverte de soi.


 

Jane, le renard & moi Fanny Britt et Isabelle Arsenault La PastèqueJane, le renard & moi, Fanny Britt et Isabelle Arsenault 

La Pastèque (2013)

Nous découvrons Hélène en pleine période sombre. Rejetée par ses camarades, elle se retrouve seule à l’école. En plus, elle n’aime plus vraiment son corps… Elle se réfugie alors dans le monde de Jane Eyre dont la lecture l’aide à s’échapper pour quelques instants…

Un roman graphique tout en poésie qui aborde le thème du harcèlement scolaire. Les illustrations d’Isabelle Arsenault sont un must !


Idéal standard Aude Picault DargaudIdéal standard, Aude Picault 

Dargaud (2017)

Alors qu’elle vient de passer la barre fatidique des 30 ans, Claire est toujours célibataire. Autour d’elle, ses amies sont en couple, mariées et parfois déjà mères. Et ce n’est pas à son travail en néonatalogie que la pression sociale diminue. En rencontrant Franck, elle veut se persuader que cette fois c’est le bon, qu’elle va pouvoir construire quelque chose de solide. Mais entre attentes et réalités, le fossé est parfois énorme

Loin des clichés des célibattantes, Idéal standard est réaliste et aborde des thèmes importants tels que l’accomplissement personnel, le couple, le désir, l’indépendance…


Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill Jean Regnaud et Emile Bravo GallimardMa maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, Jean Regnaud et Emile Bravo 

Gallimard (2007)

C’est la panique pour Jean alors qu’à la rentrée des classes, l’institutrice demande la profession des parents. Son père est patron ça il en est sûr mais sa mère ? Il ne sait quasiment rien d’elle et pour éviter d’être différent, il va inventer. Elle sera secrétaire, après tout, pourquoi pas ? Cela fait si longtemps qu’il ne l’a pas vue. Mais elle va bientôt revenir, elle est en Amérique et lui envoie des cartes que lui lit sa voisine… Une jolie BD pour aborder en douceur la perte.


L'apocalypse selon Magda Chloé Vollmer-Lo et Carole Maurel DelcourtL’apocalypse selon Magda, Chloé Vollmer-Lo et Carole Maurel 

Delcourt (2016)

L’apocalypse annoncée il y a un an n’aura finalement pas lieu. Alors que l’humanité entière se réjouit de cette nouvelle, Magda 14 ans, est dévastée. Pour comprendre sa réaction il faut revenir quelques mois en arrière. Magda a trop peu vécu, expérimenté, elle ne peut et ne veut pas mourir vierge de toutes expériences. Elle n’est pas la seule à décider alors d’embrasser la vie et tout ce qui s’offre à elle, vite, trop vite peut-être…


Conduite interdite Chloé Wary SteinkisConduite interdite, Chloé Wary 

Steinkis (2017)

Nour rentre en Arabie Saoudite après avoir passé 5 ans à Londres. Elle trouve son pays natal bien rétrograde sur la question féminine par rapport à l’Angleterre où elle a pu y être libre et étudier ce qu’elle souhaitait. Elle souffre de cette contradiction : elle aime son pays mais ne peut s’y accomplir. Conduite interdite est l’histoire vraie d’un collectif de femmes qui en 1990, a pris le volant dans un pays qui interdit aux femmes de conduire. Si cette BD a à priori tout pour me plaire elle évoque trop rapidement des sujets importants et aurait mérité d’être bien plus approfondie.


Facteur pour femmes Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice Bamboo ÉditionFacteur pour femmes, Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice 

Bamboo Éditions (2015)

La Première Guerre mondiale éclate et vide une petite île bretonne de ses hommes. Il ne reste plus que les enfants, les vieux, les femmes… et les infirmes. Maël, en plus d’un pied-bot, est jugé simple d’esprit par les habitants de l’île. Pour cela, il n’est pas mobilisé mais devient le facteur attitré. Sa tâche consiste à livrer aux femmes les lettres de leurs hommes partis au front. Seul homme vigoureux, il devient très vite le confident et l’amant de ses femmes qui se sentent bien seules. Difficile de s’attacher au personnage principal, ce Maël qui est repoussant dans bon nombre de ses actes…


Tu sais ce qu'on raconte Gilles Rochier et Daniel Casanave WarumTu sais ce qu’on raconte, Gilles Rochier et Daniel

Warum (2017)

Tu sais ce qu’on raconte, c’est l’histoire d’une rumeur qui enfle et est reprise par tous les habitants du village… À tel point qu’on ne sait plus ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Le procédé, la construction et le postulat sont louables mais l’ensemble reste tout de même anecdotique et ne fait pas de cette BD un ouvrage à lire et relire.


 

Bilan de mes lectures du mois de Mars

Bilan de mes lectures du mois de Mars

Le ventre de Paris est le troisième tome apparaissant dans l’ordre chronologique des Rougon-Macquart, juste après La Curée. L’action se déroule aux Halles centrales de Paris qui viennent d’être construites et sont alors le lieu d’un énorme marché à ciel ouvert. Un roman passionnant (autant historiquement que sociologiquement) et dur où les personnages gravitent autour des Halles et de sa nourriture en abondance qui est ici un symbole fort. Nous retrouvons dans Le Ventre de Paris les thèmes de prédilection d’Emile Zolaavec cette nouvelle construction apparentée à une sorte de monstre, un héros en marge qui « a eu faim toute sa vie » et qui rompt la tranquillité des petits bourgeois, ces « honnêtes gens ».

Si le passage vers une nouvelle année est l’occasion de se réunir en famille autour d’un bon repas, il est également générateur d’angoisses. Qui n’a jamais redouté un repas de famille ? Entre les tensions et les non-dits, il n’est pas toujours facile de passer un bon moment… Alejandro Palomas réussit le pari de nous présenter tout l’éclectisme d’une famille qui n’est finalement pas si éloignée de la nôtre. Les différents membres qu’elle compose se dévoilent au fil des pages et apprennent à se reconstruire, à ne pas avoir peur de vivre. En cela, Une mère est une ode à la vie touchante, qui fera écho en chacun de nous.

Bastet est une chatte domestiquée qui a accès à tout le confort que son espèce peut espérer. Il ne lui manque rien ! Ou presque… Sa vie prend un tournant lorsqu’elle rencontre son voisin de chatière nommé Pythagore. Au même moment le sort de l’Humanité est en train de basculer dans le terrorisme, la guerre, la peste et autres joyeusetés. Paris est ravagé par des incendies, des pillards et des milliers de rats. Et si le dernier espoir que nous avions résidait au cœur de nos foyers ?

À la suite d’un drame, le monde d’Emma plonge dans le désespoir. Ses amis font alors bloc autour d’elle pour tenter de lui redonner le goût de vivre…  Le roman profite d’une large palette de personnages construits et profonds. Chacun y a son rôle à jouer et représente un héros du livre à part entière. Mon midi mon minuit reste un roman léger malgré le thème abordé. Sa lecture fait naître plusieurs émotions – parfois diamétralement opposées – d’une page à l’autre et chaque lecteur en retirera quelque chose en fonction de son vécu et de sa personnalité.

Au gré de vos lectures, cela vous est forcément arrivé de tomber sur une coquille, un mot mal orthographié, une ponctuation manquante… Muriel Gilbert est correctrice au sein de Le Monde et œuvre à rendre plus belle la vie des lecteurs de France. Ces Confessions sont remplies de traits d’esprit, de petites astuces, d’exceptions de la langue française. Son autrice fait participer le lecteur qu’elle instruit par la même occasion de manière ludique. La lecture est fluide et nous arrache de nombreux sourires. Un livre à lire et relire qui n’est pas seulement réservé aux lecteurs pointilleux.

Emma vient passer une nuit chez sa compagne décédée. Clémentine lui a légué son premier journal intime qu’elle avait reçu à ses 15 ans. L’occasion pour nous lecteurs de découvrir la genèse de ce lien entre les deux jeunes femmes. Les personnages d’Emma et Clémentine sont inspirants. On ne peut qu’admirer la façon dont elles vivent (chacune différemment) cet amour, cette fierté de la différence. Chaque planche est totalement maîtrisée pour un rendu graphique éblouissant où la couleur est utilisée avec parcimonie et prend ici tout son sens. Chaque émotion est très bien retranscrite et rend les personnages très expressifs. Le bleu est une couleur chaude est avant tout une formidable histoire d’amour où le tragique se trouve mêlé à la douceur.

Élevée par ses grands-parents dans un château de la Brie, Constance n’a jamais été autorisée à sortir de la propriété. C’est sa grand-mère qui lui fait la classe et bien souvent elle est punie de manière plus que sévère. Le grand-père est plus affable bien que couard et consent par ses silences. Différente et sciemment mise à l’écart, Constance ne se laisse pas pour autant abattre et continue – dès que le moment s’y prête – ses jeux d’enfant. Noirette la chatte du jardin l’accompagne dans ses aventures solitaires jusqu’à l’arrivée du nouveau personnel qui pourrait bien tout changer dans le quotidien cauchemardesque de l’enfant…

Bilan de mes lectures du mois de Février

Bilan de mes lectures du mois de Février

Les débuts dans cette lecture peuvent être déroutants si l’on ne connaît pas l’univers de l’autrice. L’histoire peine d’abord à se mettre en place tant l’univers est riche. Une fois les bases posées, l’exercice de style est vraiment intéressant et le tout offre même un nouveau regard sur la saga Harry Potter en la mettant en lumière via un différent point de vue. Carry on est un très bon roman Young Adult, romantique et magique à souhait.

Encore une bande dessinée sur une (quasi) expatriée qui met en avant les anecdotes cocasses d’une ville inconnue me direz-vous ! Cependant il ne s’agit pas (que) de cela et Julia Wertz arriver à insuffler case après case à travers des dessins simples (mais jamais simplistes !) beaucoup d’éléments dans ce roman graphique autobiographique. Une BD très drôle remplie d’humour, de cynisme et d’autodérision dans laquelle chacun saura se reconnaître… Et déculpabiliser !

Bien que ce roman fasse partie de la catégorie Young Adult, dépeigne les vicissitudes de la vie d’une adolescente, passe par la case « bal de promo », il évite bien souvent des mièvreries inutiles. Les personnages sont recherchées, profonds. Une belle palette de personnages secondaires gravite autour d’Amanda et sa relation avec ses parents est touchante et vraie. Un joli roman sur l’acceptation de soi, le pardon et l’amour. Tout n’est pas tout blanc ou noir dans Celle dont j’ai toujours rêvé et c’est ce qui le rend si puissant.

Ankara sonne comme une lettre d’amour destinée au pays de l’auteur. Ce dernier qui a profondément rêvé la capitale turque aurait aimé lui voir prendre l’essor qu’il espérait tant pour elle que pour le pays entier et mettre en branle « l’Orient en marche ». Ecrit il y a plus de 80 ans, son roman nous offre une bonne approche historique de la Turquie mais également du quotidien et espérances de ses habitants.

  • Le nouveau nom d’Elena Ferrante : chronique à venir

 

Bilan de mes lectures du mois de Janvier

Bilan de mes lectures du mois de Janvier

Règne Animal est dur, Jean Baptiste Del Amo ne nous épargne rien ou presque. Il faut parfois se forcer à lire certains passages tant la violence y est inouïe et omniprésente. Cependant, une fois la lecture entamée impossible de la lâcher. Un roman sur la dérive de l’humanité qui tend à vouloir tout contrôler parfois jusqu’à sa perte. Dans un monde de surconsommation, les hommes deviennent alors victimes au même titre que ceux qu’ils veulent dominer, les grands oubliés de notre temps : les animaux.


2710 jours nous offre un aspect de la guerre 39-45 un peu moins représenté, celui des prisonniers dans les camps de travail. Ce journal intime est important pour le message de transmission qu’il véhicule, ne serait-ce que pour ne pas reproduire les horreurs et la folie de la Guerre. Il est également le témoignage d’une jeunesse perdue à jamais. Un livre à offrir à tous les passionnés d’Histoire !


Les deux amies, très différentes autant physiquement que mentalement ne cesseront de se pousser au meilleur. Leur relation unique et fusionnelle et parfois empreinte d’une certaine ambivalence évolue au fil des pages, on ne sait pas où celle-ci va en arriver et on ne peut que continuer fébrilement notre lecture. Le contexte européen, le milieu social, politique et économique et les problèmes qu’ils génèrent sont passionnants et rendent le récit encore plus réaliste. La foule de personnages secondaires rend le récit encore plus riche et nous suivons tout ce petit monde sur plusieurs années. L’amie prodigieuse est le magnifique portrait d’une Italie non idéalisée et de ses deux héroïnes dépeintes avec tendresse.


Un roman Young Adult sympathique qui se lit rapidement et qui s’éloigne des clichés et du pathos malgré un sujet lourd à traîter. L’attrait principal du livre est la personnalité forte, mature et quelque fois cynique de l’héroïne. Pleine de convictions, elle est également végétarienne et cela fait du bien d’avoir enfin la représentation d’un personnage végétarien et cool dans la littérature ! Un livre sincère et juste sur des adolescents condamnés à grandir trop vite…


Ce recueil de correspondances unilatérales permet de percer un peu plus le mystère que représente Frida Kahlo. Les nombreuses notes en bas de page aident à y voir plus clair dans ces échanges foisonnants qui mettent en scène de nombreux destinataires. La peintre est touchante, sincère, drôle et parfois dure et cela se reflète dans chacune de ses lettres. Il nous est difficile de refermer ce livre tant l’impression de perdre une « bonne copine » est présente. Un livre à avoir dans sa bibliothèque pour tout admirateur de l’artiste !


Même si le statut de parent au foyer de Josh est au centre de l’intrigue, le roman aborde de nombreux autres thèmes. Il y est question d’autisme, d’embrasser un choix de vie dans lequel s’épanouir, déculpabiliser de son rôle de parent pas toujours parfait, de confiance et d’engagement. Le tout emprunte un ton léger, drôle, bourré de références (peut-être un peu trop à mon goût). Fête des pères sait s’adresser à tout le monde, pas la peine d’être nécessairement parent pour se sentir concerné !


Un livre court, drôle et fin autour du questionnement sur la beauté et l’amour mais aussi un hommage à la littérature. La morale de Perrault s’inscrit également dans les pages d’Amélie Nothomb : la beauté morale ou physique n’existe que dans les yeux du spectateur.


Les héroïnes de Pénélope Bagieu ne connaissent pas de frontières et nous rendent fières d’être des femmes, nous rebooste et nous rappelle que dans chaque femme réside une force incommensurable. Aussi bon que le premier tome, Culottées 2 est une BD à lire et à offrir de toute urgence.


 

Bilan de mes lectures du mois de Décembre

Bilan de mes lectures du mois de Décembre

Afin de bien terminer l’année, j’ai voulu lire une bonne partie de mes bande-dessinées restantes dans ma PAL. C’est donc un bilan composé de 7 BD et de deux romans pour le mois de Décembre. Je vous invite à découvrir des extraits de certaines de mes chroniques ci-dessous et de retrouver l’ensemble de celles-ci sur le blog en suivant les liens suivants :

Un mois consacré à Pénélope Bagieu…

Cass Elliot naît dans une famille d’artistes qui lui transmet sa passion pour le jazz et l’Opéra. De ces passions hors-norme pour son âge, la jeune fille va se retrouver mise à l’écart dans sa scolarité. De plus, elle possède une personnalité détonante mais pas le physique filiforme des ses autres camarades… Rêvant de percer dans la musique, elle va vite se faire remarquer par sa formidable voix. […] Pénélope Bagieu nous offre une plongée dans les années 60 au cœur de Baltimore et revient sur cette fabuleuse époque qui a vu naître le rock et le mouvement hippie. Mais California Dreamin’ c’est surtout la genèse d’une star. On s’attache tout au long de ce roman graphique au personnage de Mama Cass et jusqu’à la diffusion de sa chanson à la radio. On se retire alors sans regret, on sait qu’elle a réalisé son rêve.

clémentine delait femme à barbe culottées tome 1 pénélope bagieu éditions gallimard

L’auteure nous donne les outils qui nous permettent de nous imprégner de ces histoires et c’est comme si elle nous passait le relais. A nous de raconter ces femmes, à nous de les transmettre. A l’instar des contes, ces chapitres deviennent alors aussi importants pour la mémoire collective. Ou en tout cas une mémoire que l’on déciderait de se construire, là où l’Histoire enseignée comporte des lacunes.


Mais aussi au Japon…

Elle s’appelait Tomoji nous fait traverser les époques à travers son héroïne qui passe de l’enfance à l’âge adulte. Un travail d’écriture intéressant puisqu’il mêle biographie, faits historiques et éléments fictionnels. Ce manga dresse le portrait d’une « femme tranquille et déterminée » dans « un Japon en voie de disparition » de l’entre deux guerres. On y retrouve ce qui fait la force et l’attrait du mangaka : une nature magnifiée, l’accent mis sur l’enfance, l’importance de la famille et bien sûr le destin et les hasards de la vie…

tokyo sanpo florent chavouet éditions philippe picquier

On plisse les yeux, on tourne et retourne le livre afin de ne pas rater une seule indication. C’est drôle, instructif et décalé ! Il n’y a pas vraiment d’histoires dans Tokyo Sanpo ou plutôt il y en a des milliers à qui sait regarder. Armé de son vélo, d’une chaise pliante, d’un cahier et de quelques crayons, Florent Chavouet nous offre un ouvrage de plus de 200 pages comprenant dessins et anecdotes colorés.


Aux comics…

Malgré l’aspect physique de ces adolescents monstrueux en marge d’une société qui les rejette totalement, nous suivons avec tendresse le parcours de chacun. Un récit initiatique sur le passage à l’âge adulte, un classique du comics par Charles Burns qui nous offre ici son récit le plus personnel et abouti et à la perfection graphique monochrome.

black hole charles burns éditions delcourt

Si à la vue de la couverture de Le Rayon de la Mort vous vous attendiez à une histoire de super héros épris de vengeance à la mort de ses parents et évoluant dans des scènes d’actions époustouflantes sachez qu’il n’en est rien ! Mais ne passez pas pour autant votre chemin car vous pourriez bien être agréablement surpris… Une fois n’est pas coutume Daniel Clowes dépeint l’errance des adolescents avec ce qu’il faut d’humour, d’ironie, de tendresse et de finesse.


Aux conflits syriens…

Un reportage qui mêle des témoignages puissants ainsi que des portraits admirables. Avec Kobané Calling, Zerocalcare a voulu nous montrer une image différente de celle que veut bien nous montrer les politiciens et médias « qui font de l’audience avec les croisades contre l’islam ». C’est également notre regard, notre ignorance et nos préjugés que nous remettons en cause au fil des pages. Un reportage puissant et inspirant, plus que jamais d’actualité et donc à mettre entre toutes les mains.


Et à la Beat Generation

Profondément marqués par le meurtre d’un ami par un ami, Kerouac et Burroughs ne cesseront d’écrire dessus. On retrouve l’énergie propre aux auteurs et leurs personnages qui ne tiennent pas en place dans la ville de New York. Un ouvrage crucial pour qui veut comprendre et aborder ce qui sera « le premier crime de la Beat Generation ».


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Rendez-vous l’année prochaine !

Bilan de mes lectures du mois de Novembre

Bilan de mes lectures du mois de Novembre

 

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas mis en ligne un bilan lectures. Je me rattrape avec le mois de Novembre ! Sortie de Pokémon Soleil oblige, c’est un petit bilan que je vous propose avec 3 romans et un livre jeunesse documentaire. J’ai également lu le manuscrit d’un ami dont je ne parlerai pas ici. Je vous invite à retrouver l’ensemble des chroniques sur le blog en suivant les liens suivants :

Cette série documentaire conseillée à partir de 8 ans, nous emmène aux quatre coins du monde à la découverte d’enfants qui effectuent un véritable périple pour se rendre sur les bancs de l’école. Zahira est une jeune fille marocaine de 12 ans qui vit auprès de sa famille le week-end et en internat la semaine. Elle rêve de devenir médecin et pour se faire doit se rendre à l’école la plus proche située à… 22 km ! C’est chaque lundi matin qu’elle entame sa longue marche de 4 heures à travers les montagnes du Haut-Atlas.


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Dans Folle de lui, nous retrouvons une Bridget endeuillée par la perte de son mari. Et oui, l’inénarrable Mark Darcy a passé l’arme à gauche dans un tragique accident. Bridget élève donc seule ses deux enfants et travaille sur l’écriture d’un scénario. Se retrouvant malgré elle de nouveau célibataire, elle ne se sent plus désirable et a du mal à s’imaginer de nouveau en couple. Poussée par ses ami(e)s à refaire surface elle s’inscrit sur des sites de rencontre et une célèbre application de micro-blogging (air du temps oblige). Twittant ses moindre faits et gestes elle finit par se lier avec un homme de vingt ans son cadet.


Janne Vuori est un accro du travail. Journaliste, il reçoit un jour un étrange e-mail. Une mine de nickel située dans une petite ville du nord de la Finlande serait le théâtre d’activités illégales et à l’origine d’une catastrophe écologique. Cette affaire tombe pile au bon moment. En froid avec sa femme, il se jette à corps perdu dans une enquête qui se révélera plus dangereuse que prévu… Coups de pression, menaces de mort… Des personnes ne veulent clairement pas que Janne continue ses investigations !


jean-paul-sartre bilan lectures

Les mots fait partie de ces livres que l’on a envie de lire et relire, qu’on ouvre de nouveau juste pour lire un passage qui nous laissera rêveur un bon moment. Sartre revient sur son enfance avec ce qu’il faut d’esprit critique et d’ironie, il n’est pas toujours tendre avec lui-même ou ceux qui l’entourent. Une réflexion intéressante sur le processus créatif et la genèse de celui qui deviendra par la suite le philosophe et auteur de « L’existentialisme est un humanisme » .

Bilan de mes lectures du mois de juin

Bilan de mes lectures du mois de juin

Nous sommes le 1er juin et comme le mois dernier, le bilan de mes lectures de juin s’impose ! Un peu moins de lectures cette fois-ci puisque j’ai lu seulement 4 romans et la bande-dessinée mensuel ! Je suis également en train de finir Le Parfum (une dizaine de pages restantes) dont la chronique paraîtra donc très prochainement ! Je vous invite à retrouver l’ensemble des chroniques sur le blog en suivant les liens suivants :

Ecrit comme un journal intime, nous suivons le quotidien de Martin, trentenaire célibataire. Rien de bien original à première vue sauf que celui-ci vit dans un monde de femmes. Harcèlement sexuel, misandrie au travail, pression familiale sont autant de joyeusetés auxquelles doit se confronter Martin.

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Début des années 1990. Enid Coleslaw et Rebecca Doppelmeyer sont deux meilleures amies qui viennent de terminer leurs études secondaires. Nous suivons leurs journées d’errance dans leur ville natale américaine. Ces adolescentes sarcastiques, cyniques et pleines de contradictions portent un regard critique sur la culture populaire et les gens qu’elles rencontrent.

Maria est une toute jeune Brésilienne qui n’aspire qu’à l’Aventure, au grand amour, et travaille comme vendeuse dans un magasin de tissus. Celle-ci finit par s’offrir avec ses économies une semaine de vacances à Rio de Janeiro afin d’aller au delà de son petit village natal. Sur la plage de Copacabana, un Suisse lui propose de devenir danseuse de cabaret à Genève. Elle voit là le début d’un conte de fées, mais la réalité sera tout autre.

Je me suis surprise à superposer mes propres souvenirs d’enfance. La maison de la grand-mère d’Iris devenait celle de la mienne et j’y ai retrouvé pendant un instant ces odeurs et ces lieux si chers à mon cœur. A la lecture de Le goût des pépins de pomme on n’a pas d’autre choix que de se laisser submerger par une vague d’émotion. S’il est douloureux de repenser aux êtres qui nous manquent c’est aussi un devoir de mémoire parfois nécessaire pour avancer. Un livre à relire plusieurs fois, à prêter, à offrir. Nul doute qu’il trouvera écho en chacun.

Si la trame laisse peu de place à l’optimisme c’est l’évolution des personnages qui est intéressante. Dans une société bourgeoise futile et où tout est motif à calculs, il leur manque l’essentiel. Ainsi, ils sont avides d’attention, d’amour ou d’argent et cela jusqu’à les pousser au crime. On retrouve ici tout ce qui fait la puissance des romans d’Emile Zola. Un contexte historique fort et ses répercussions sur un échantillon de la population parisienne. Causes et conséquences, le tout agrémenté de l’héritage social d’une famille.

 

Bilan de mes lectures du mois de mai

Bilan de mes lectures du mois de mai

Côté bilan lectures, mai 2016 a été un bon mois de lecture avec pas moins de 5 romans, une bande dessinée et 3 autobiographies lus. Je vous invite à retrouver l’ensemble des chroniques sur le blog en suivant les liens suivants :

Ce livre est une véritable ode à la liberté et aux rencontres. Dans un pays où tout semble possible l’envie de prendre la route et de mener une vie de solitaire est, à l’instar de son auteur plus que tentante.

Derrière ce titre connoté « philosophie des sciences », Métaphysique des tubes retrace les trois premières années de la vie de l’auteure. […] Si la comparaison et le thème annoncent un certain égocentrisme déjà rencontré dans ses romans précédents il n’en est rien puisque la suite nous offre humour et autodérision dont l’auteure sait faire preuve. […] Un condensé de souvenirs d’enfances plus drôles et cruels les uns que les autres.

S’il est parfois difficile de rentrer dans un récit fait de coordonnées géographiques et de navigations la lecture n’en est pas moins intéressante. L’Antarctique est un continent très peu étudié et les expéditions qui s’y sont attardées restent des prouesses tant sur le point technique qu’humain. A lire ne serait-ce que pour sa portée historique.

comme convenu laurel maison pradier macarons pour mon bilan lectures

Comme convenu est l’histoire d’un couple qui décide de déménager tout près de San Francisco afin de monter leur start-up de jeux vidéo sur mobiles. Mais comme vous pouvez vous en douter à travers le titre, rien ne va se passer comme prévu ! Partagée gratuitement sur le blog de l’auteure depuis plus d’un an et cela ne l’a pas empêchée de rencontrer un aussi grand succès en version papier. Preuve en est que la gratuité sur internet n’implique pas forcément un échec commercial papier.

En tant qu’Occidental mes connaissances sur le génocide arménien étaient limitées et cette lecture m’a permis de l’aborder de manière intéressante. Toutefois, ce livre n’a pas apporté toutes les réponses à mes questions et cela n’en était bien sûr pas le but. Il y a beaucoup de réflexions intéressantes qui ne sont – à mon sens – peut-être pas assez poussées. Bien sûr après il est du devoir de chacun de faire ses recherches et questionnements et en cela La bâtarde d’Istanbul me semble être un bon prélude.

J’ai été très agréablement surprise à la lecture d’Un souffle, une ombre. J’ai mis moins de deux jours à finir ce roman très sombre tant je voulais connaître la suite. Tout est bien amené, fluide et s’imbrique parfaitement. L’auteur prend le temps de poser les situations, les personnages, les lieux en bref de créer toute une atmosphère avant de nous emmener enquêter avec lui.

Gilbert Cesbron nous trace ici les pistes qui nous permettent de comprendre la divagation de ces enfants. C’est tout le contexte social qui joue ici un rôle non négligeable. L’environnement, la famille sont autant de prémices à ces errements, cette colère enfouie au fond de chacun d’eux. Eux qui ont du mal à donner leur confiance, à aimer, il leur faudra compter et s’appuyer les uns sur les autres pour enfin devenir adultes.

Cette histoire n’est pas sans rappeler le Petit Prince de Saint-Exupéry et le passage entre le Petit Prince et le renard. Ici aussi il s’agit de la naissance d’une amitié, de la patience que celle-ci requiert pour s’épanouir, du temps qu’il faut pour s’apprivoiser…

le silence des agneaux thomas harris papillons pour mon bilan lectures

L’adaptation cinématographique reste très fidèle à sa source mais comme souvent le roman apporte de nouvelles choses intéressantes. […] Bien que connaissant le film par cœur, je me suis surprise à trembler avec le personnage de Clarice Starling, à être étonnée par les réactions d’Hannibal Lecter et d’une manière générale à avoir envie que l’enquête soit résolue. Je n’ai pas pu lâcher le livre surtout vers la fin tant l’urgence se fait.  On brûle de savoir si enfin l’héroïne va pouvoir se libérer et profiter du « silence des agneaux »…