Été d’Edith Wharton

Été d’Edith Wharton

Cela faisait bien longtemps que j’avais envie de découvrir la plume d’Edith WHarton. Amie proche d’Henry James, romancière et poétesse, elle a remporté le Prix Pulitzer du Roman pour Le temps de l’innocence (1920). Été m’a semblé un bon roman pour débuter, relativement court, son résumé m’a tout de suite donner envie d’en lire plus.


Les après-midi sont bien longues à la bibliothèque dans laquelle travaille Charity. Il est d’ailleurs rare qu’un habitant de North Dormer passe les portes en quête de lectures. Alors Charity rêve à d’autres contrées, à d’autres vies que les siennes.

Un jour, le quotidien de Charity se voit chamboulé. Elle rencontre Lucius Harney, un architecte venu d’une grande ville afin d’étudier l’architecture des bâtisses de la Nouvelle-Angleterre. Lui servant de guide, elle tombe vite sous son charme…

Elle s’était toujours représenté l’amour comme quelque chose de trouble et de furtif, et voici qu’il le rendait clair et radieux comme un jour d’été.

En proie à un sentiment nouveau, elle se jette à corps perdu dans cette amour naissant. Quitte à être en désaccord avec Mr Royall, son tuteur qu’elle décrit comme étant dur et violent et pour lequel elle ne ressent que le plus profond des mépris.

Ce dernier a recueilli la jeune femme alors qu’elle n’était qu’une enfant, abandonnée par les gens de la Montagne qui surplombe Norh Dormer. Dans ses hauteurs, vivent des hommes et des femmes en marge de la société. Il est rare que les deux mondes se croisent et pourtant Charity est l’une des leurs.

Elle s’est toujours sentie différente. D’un tempérament bien trempé, fière, elle a beaucoup de mal à se plier aux règles de la bienséance. Elle ira d’ailleurs jusqu’à renier ses principes et envoyer valser le puritanisme de ses voisins.

Edith Wharton nous offre un livre cruel, satire sociale où règne les désillusions, où les rêves naissent de l’ennui. Traitant de sexualité féminine – suggérée plutôt que décrite – de manière moderne, Été fait scandale lors de sa publication en 1917. Il n’est d’ailleurs pas sans rappeler Madame Bovary de Flaubert, livre de chevet d’Edith Wharton qui s’était réjouie de cette comparaison !

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