Hazel Wood de Melissa Albert

Hazel Wood de Melissa Albert

Alice aime les contes depuis toute petite mais se doit de le cacher, sa mère ne veut pas qu’elle s’attache à cet univers. C’est un comble lorsque l’on est la petite-fille d’Althea Prosperine, célèbre autrice des Contes de l’Hinterland. Le recueil qui rassemble une dizaine de contes macabres, sombres, cruels n’a donc jamais été lu par Alice dont la curiosité s’en est vue décuplée.

Pire encore, alors que de sombres forums internet louent l’ouvrage et sa grand-mère, Alice elle, ne l’a jamais rencontrée. D’ailleurs, sa mère évite à tout prix le sujet qui est devenu tabou et est la seule part secrète de leur relation pourtant fusionnelle. Aussi loin qu’Alice s’en souvienne, elles ont sillonné les routes des États-Unis. Pas par envie de voir du pays mais bien par nécessité, survie. Dès que mère et fille s’arrêtent quelque part, la malchance semble les rattraper.

Quand elle n’était qu’une enfant, Alice se souvient par exemple de s’être faite enlever par un fanatique des Contes de l’Hinterland. Depuis, elle évite les fans de sa grand-mère à tout prix. Pourtant, quand elle reçoit le faire part de décès de sa grand-mère, que sa mère disparait et que d’étranges événements surviennent, elle n’a d’autre choix que de se rapprocher de Finch. Camarade de classe et adorateur d’Althea, il connaît ses contes par cœur et a même eu la chance de posséder son livre avant de se le faire mystérieusement voler. Il possède également le compte en banque replet de son père, détail qui va s’avérer plutôt pratique pour le road trip qui se prépare.

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Alice au pays des contes

Direction Hazel Wood, la célèbre et introuvable propriété de la grand-mère d’Alice. En s’y rendant, elle espère trouver un indice qui la mettra sur la piste de sa mère. C’est à partir de ce moment que le monde des contes va peu à peu prendre le pas sur le « monde réel »…

Je n’avais pas lu le résumé et ai choisi Hazel Wood par rapport à sa couverture (et oui, ça m’arrive) qui est particulièrement soignée et attirante. Le roman commence par la banale vie d’une adolescente : en léger conflit avec sa mère, asociale au lycée, se rendant à son travail d’étudiante après les cours, etc. Melissa Albert prend le temps de poser le décor et ses personnages puis injecte petit à petit des touches de fantastique pour plonger dans le thriller. J’ai eu beaucoup de mal à quitter le livre durant ses premières pages et étais très enthousiaste quant à son contenu.

Par la suite, cela s’est un peu tassé sûrement parce que tout se fait trop vite et créé un décalage. Le manque de développement est dommage surtout au moment où le lecteur entre dans le surnaturel.

Si vous aimez les contes et les réécritures de contes, foncez. Hazel Wood sait se faire sombre et parfois effrayant, laisse la place à l’imagination et construit une vraie ambiance. Un tome 2 devrait voir le jour mais rassurez-vous si comme moi vous ne savez pas de quoi seront faites vos lectures, on referme ce roman sans frustration puisqu’il contient une réelle fin.

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