Kilomètre zéro : le chemin du bonheur par Maud Ankaoua

Kilomètre zéro : le chemin du bonheur par Maud Ankaoua

Maëlle a une vie bien remplie et surtout un travail qui lui prend la majeure partie de son temps et de son énergie. Accaparée par son emploi du temps professionnel, elle n’en délaisse pas pour autant ses amitiés. Alors, quand elle reçoit un texto de sa meilleure amie Romane la priant de la retrouver le lendemain pour un café matinal, elle n’hésite pas une minute. Le message ne lui laisse d’ailleurs que peu le choix, puisque son amie aurait un service vital à lui demander…

Atteinte d’un cancer, c’est lors d’une séance de chimiothérapie que nous retrouvons les deux amies. Maëlle culpabilise de ne pas s’être rendue compte de l’état de santé de Romane qui semble pourtant plus courageuse que jamais et lui dévoile la raison de leurs retrouvailles.

Une méthode scientifique aurait été développée au Népal. Encore tenue secrète, elle aurait le pouvoir de guérir à peu près n’importe quelle maladie. Romane y croit dur comme fer et d’ailleurs, elle veut mettre toutes les chances de son côté afin de se remettre. Mäelle se montre plus circonspecte quant à cette solution miracle mais se garde bien de faire le moindre commentaire.

Au nom de l’amitié, Romane fait promettre à Maëlle d’aller lui chercher le carnet renfermant les précieuses informations. Cette dernière, pas vraiment en position de refuser accepte tout de même avec joie. Les deux amies se séparent, plus liées que jamais.

Kilomètre zéro le chemin du bonheur maud ankaoua éditions eyrolles

Rentrée chez elle, Maëlle ouvre l’enveloppe que lui a remis son amie et découvre avec stupéfaction que le vol pour Katmandou décolle le lendemain. Prise de court, elle est partagée entre ses obligations professionnelles et la vie de son amie. Au terme d’une nuit sans sommeil, elle décide de partir avec la ferme intention de revenir aussi vite que possible.

Une fois au Népal, tout ne va malheureusement pas se passer comme elle l’entend et Mäelle va devoir rester plus longtemps que prévu. Guidée par toute une équipe, la voilà partie pour l’ascension du fameux toit du monde afin de récupérer le carnet. À peine découragée par l’effort physique qu’elle va devoir fournir, c’est le manque de réseau lui empêchant de consulter ses mails qui l’inquiète le plus… Prenant son mal en patience, elle va alors faire des rencontres et des expériences qui vont changer sa manière d’appréhender sa vie.

Ascension au Népal

Au début de ma lecture, j’étais très ennuyée par Maëlle la narratrice que je trouvais insupportable. Certaines de ses remarques et pensées m’ont même parfois fait fermer le livre tant je les trouvais dérangeantes. Bien sûr, on comprend par la suite que c’était voulu et que son personnage évolue, qu’un réel changement s’opère en elle.

Kilomètre zéro peut d’ailleurs être classé comme un livre de développement personnel. La construction du récit fictionnel permet d’incorporer les notions propres au genre de manière assez naturelle et plus intéressante qu’une liste de choses à faire pour atteindre le nirvana. Assez adepte du postulat de base (revenir au naturel, respecter la nature et autrui), les préceptes ont résonné en moi de manière assez subtil et entamé un début d’introspection. Et c’est finalement tout ce que j’attendais de ce livre.

Je compris que rien ne pouvait affecter mon bien-être si je ne laissais pas mes pensées le polluer. Il suffisait de décider et d’agir en conséquence. Je voulais vivre sans cette peur. Peu importait que l’on trouve quelqu’un au bout du chemin […]. J’avais envie d’être heureuse, de profiter de ces moments sans penser au résultat. Savourer chaque seconde dans le plaisir de l’instant, dans la découverte de ce que j’étais, sans dépendance de l’approbation des autres ni appréhension de l’échec. […] J’y allais parce que mon cœur me le demandait et que je souhaitais vivre cette expérience, celle du chemin, celle de faire confiance à la vie.

Attention toutefois, les réflexions de ce roman ont leur limite. Le bonheur est certes un état d’esprit qu’il faut travailler mais cela concerne tout de même les personnes ne souffrant pas d’une maladie physique ou mentale. Par exemple, il est difficile de sortir d’une dépression seulement avec la force de notre volonté, aussi forte soit elle. De même, il y a parfois trop de notions assez compliquées et beaucoup de textes dans lesquels le lecteur peut aisément se perdre ou se lasser et un certain manque de crédibilité peut à certains moments fragiliser le récit. Ces défauts ne prennent cependant pas le pas sur le reste qui reste une lecture agréable.

J’ai retiré de cette lecture quelques principes à intégrer à mon quotidien et en cela c’est une lecture marquante. Ne vous attendez pas à de la grande littérature mais pour moi qui ne suis pas adepte de roman feel good, celui là en est un plutôt agréable.

Partage : Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *