Chronique de Métaphysique des tubes d’Amélie Nothomb

Chronique de Métaphysique des tubes d’Amélie Nothomb

Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas lancée dans une lecture prenant place au cœur du Japon. Je me suis donc dernièrement lancée dans la lecture de Métaphysique des tubes (aux éditions Livre de poche), huitième parution d’Amélie Nothomb. Il fait partie des livres trouvés lors d’une de mes sorties brocante. Ma sœur est une grand amatrice de ses romans et sachant ma passion pour la culture Japonaise m’a initié à leur lecture. J’avais déjà lu Stupeur et Tremblements et Ni d’Eve ni d’Adam que j’avais beaucoup apprécié à l’époque.

Récit de vie au sortir du berceau

Amélie Nothomb et les fameux sakura au Japon
Amélie Nothomb et les fameux sakura

Derrière ce titre connoté « philosophie des sciences », Métaphysique des tubes retrace les trois premières années de la vie de l’auteure. Oui, vous avez bien lu. Cela peut paraître dingue n’ayant personnellement aucun souvenir de cette époque mais lorsque l’on connaît un peu le personnage d’Amélie Nothomb et son grain de folie, cela est on ne peut plus normal.

Jusqu’à ses deux ans et demi la petite Amélie est à l’état végétatif. Surnommée « la Plante » par ses parents, elle est un tube digestif qui existe mais ne vit pas réellement, des yeux qui voient mais un regard inexistant. Elle est comme Dieu. Si la comparaison et le thème annoncent un certain égocentrisme déjà rencontré dans ses romans précédents il n’en est rien puisque la suite nous offre humour et autodérision dont l’auteure sait faire preuve.

Nous devons l’éveil de la Plante et sa deuxième naissance à sa grand-mère arrivée de Belgique. Cette dernière lui fait goûter au chocolat blanc. Amélie découvre alors la notion de plaisir qui à elle seule vaut la peine de vivre. Commence alors le récit de sa jeune vie – déjà originale et mouvementée.

Le Japon d’Amélie Nothomb, entre anecdotes et traditions

Dans Métaphysique des tubes, Amélie Nothomb écrit que l’on en apprend plus sur les personnes en connaissant les choses qui les dégoûtent. Pour elle ce sont les carpes, symbole du Japon. Entre autres choses, celles-ci représentent les garçons qui sont célébrés durant tout un mois au pays du soleil levant. Dans cette tradition, les familles ayant au sein de leur famille un garçon accrochent sur leur maison un drapeau en forme de carpe. La jeune Amélie développe donc tout d’abord à l’égard de ces poissons une certaine curiosité. Qu’est ce qui vaut aux garçons une telle représentation alors qu’aucune ne lui est dédiée à elle, enfant divin ? C’est la première fois qu’elle est confrontée à l’injustice des sexes, prémices d’une révolte latente. Elle trouve les carpes repoussantes, laides, inintéressantes. Leurs bouches ouvertes en position de constante succion laissant entrevoir leurs entrailles la dégoûte au point d’en faire des cauchemars sitôt couchée.

C’est ce genre d’anecdotes dont regorge Métaphysique des tubes. Un condensé de souvenirs d’enfances plus drôles et cruels les uns que les autres. Etant un roman court, en dévoiler plus serait gâcher la surprise de potentiels futurs lecteurs et c’est pourquoi je vous invite à découvrir par vous-même cette étonnante autobiographie qui se lit d’une traite.

Avez-vous déjà lu ce livre ou d’autres d’Amélie Nothomb ?
Lesquels me conseilleriez-vous ?
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2 réactions au sujet de « Chronique de Métaphysique des tubes d’Amélie Nothomb »

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