La rentrée littéraire des éditions L’Iconoclaste

La rentrée littéraire des éditions L’Iconoclaste

Pour sa rentrée littéraire 2018, L’Iconoclaste a vu les choses en grand et nous a convié à assister à une représentation musicale. Sur les notes de guitare du bluesman Roland Tchakounté, les quatre auteurs s’avancent et présentent tour à tour leur ouvrage. Coline Serreau en lira ensuite un extrait, de quoi donner définitivement envie aux spectateurs d’avoir en main et lire du début à la fin les livres qui font leur rentrée sous un thème commun : celui de l’identité et de la transmission.

Bazaar de Julien Cabocel

Dominique Chevallier travaille dans une agence de pub et passe ses journées à inventer des slogans. Un soir, alors qu’il assiste à un ballet, il est bouleversé par la performance d’une danseuse ; sa grâce absolue, la  perfection de son geste. Sa vie lui paraît soudain dénuée de sens. Alors, c’est décidé, il va partir. Partir avec, pour seule règle, celle de rouler droit devant, jusqu’à ce que son réservoir d’essence soit vide. Et peu importe où il atterrira. Il en est sûr, quelque chose l’attend.

La blessure de Jean-Baptiste Naudet

Grand reporter de guerre, Jean-Baptiste Naudet va se confronter à la mort en Afghanistan, en Bosnie et au Kosovo. Il plonge dans ces conflits contemporains, les yeux écarquillés par l’horreur, avec le sentiment d’y être poussé par une main implacable. Au fil du temps, hanté par des images dantesques et victime de stress post-traumatique, il échoue dans un service psychiatrique parisien. Il cherche alors le sens de son cheminement tragique.

Il réalise peu à peu qu’inconsciemment, il s’est identifié à Robert, le fiancé de sa mère, tué au combat en Algérie. Cette mère, Danielle, que dans son enfance effarée il a vue sombrer dans la folie. Cette femme hantée par le chagrin et la culpabilité à l’égard du peuple algérien. Cette militante de gauche qui perdit l’amour de sa vie puis ses idéaux.

Le reporter se découvre englué dans une loyauté filiale qui le conduirait à mourir comme le fiancé disparu. Ou comment recevoir la guerre en héritage.

En nous beaucoup d’hommes respirent de Marie-Aude Murail

Des albums photo, des menus de mariage, des images de communion, des dents de lait, des documents administratifs, des centaines de lettres, des journaux intimes… Voilà le trésor que Marie-Aude découvre en vidant la maison de ses parents. En ouvrant les boîtes à archives, les morts se réaniment. C’est l’histoire des Murail qui se dessine. Mais plus encore, celle de toute famille française. En nous beaucoup d’hommes respirent est une enquête intime. Une plongée dans un récit familial, à la fois commun et singulier.

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La vraie vie d’Adeline Dieudonné

Le Démo est un lotissement comme les autres. Ou presque. Les pavillons s’alignent comme des « pierres tombales ». Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et « celle des cadavres ». Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe craintive, soumise à ses humeurs.

Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glaces. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.


J’espère vous avoir donné envie de découvrir ces ouvrages qui seront en librairie dès le 29 août 2018 et ne manquerai pas de vous en reparler à ce moment-là ! Bonne rentrée littéraire à tou.te.s !

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