Chronique d’Un été dans l’Ouest de Philippe Labro

Chronique d’Un été dans l’Ouest de Philippe Labro

Ma mère m’avait offert L’étudiant étranger lors de mon adolescence en me le présentant – à raison – comme un must read. Une fois n’est pas coutume, j’ai trouvé Un été dans l’Ouest (aux éditions Folio) en brocante et celui-ci en est la suite directe. Ecrit en 1988, nous suivons donc toujours Philippe Labro au cœur des montagnes du Colorado pour un job d’été. L’auteur est un des premiers français ayant réalisé ses études si jeune aux Etats-Unis avec une bourse d’étude.

Plongée au cœur du Colorado et de ses paysages époustouflants

paysage colorado

Nous avions laissé Philippe Labro à la fin de sa première année d’étude dans L’étudiant étranger et c’est sur la route que nous le retrouvons. Celui-ci, en vue d’arrondir sa bourse part vers l’Ouest pour trois mois afin d’y trouver un job d’été.

Le Colorado d’alors est pur, libre et sauvage. L’Homme n’y a pas encore laissé sa funeste trace et c’est ce magnifique Etat que nous décrit avec passion l’auteur. Cette nature aussi belle que dangereuse est le théâtre de tout un microcosme indépendant que va devoir défendre le jeune frenchy. Son summer job consistera en effet à étaler le goop, insecticide irritant les yeux et les poumons sur les arbres attaqués par des insectes inopportuns.

Les voyages forment la jeunesse

Pas de voyage initiatique de ce nom sans rencontres et elles sont ici nombreuses et atypiques. Confronté au peuple de la route, sa première expérience aurait pu très mal tourner puisqu’il est pris en auto-stop par des prisonniers échappés. Ce mauvais souvenir sera vite remplacé par Amy, femme-enfant écumant les routes sa guitare sur le dos. Les deux vivront un amour fugace qui marquera à jamais Philippe Labro. C’est ensuite envers ses collègues qu’il va porter un regard admiratif. Ces hommes libres, venant du pays tout entier se retrouvent pendant plusieurs mois à travailler ensemble, à partager leurs histoires.

L’expérience en est tellement marquante que l’auteur hésitera entre une vie d’errance à l’image de son héros Jack London que mènent ses nouveaux amis et retourner vers l’Est en Virginie pour poursuivre ses études…

Ce livre est une véritable ode à la liberté et aux rencontres. Dans un pays où tout semble possible l’envie de prendre la route et de mener une vie de solitaire est, à l’instar de son auteur plus que tentante.

 

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