Chronique d’Un souffle, une ombre de Christian Carayon

Chronique d’Un souffle, une ombre de Christian Carayon

J’ai reçu Un souffle, une ombre (Editions Fleuve Noir) à la suite d’un concours sur Instagram. Il est le troisième roman de Christian Carayon et est sorti mi-avril.

Quadruple meurtre au bord d’un lac

Dans le sud du Massif central, quatre adolescents décident d’aller camper sur un îlot au bord du lac de Basse-Misère. Non loin de là, la fête annuelle du club nautique local où sont rassemblés tous leurs amis et parents bat son plein. Le groupe est retrouvé massacré le lendemain matin. Une enquête bâclée et aux nombreux rebondissements permet d’arrêter le meurtrier supposé bien que celui-ci n’ait toujours pas avoué. Trois décennies plus tard, nous suivons le parcours de l’historien Marc-Édouard Peiresoles qui décide d’entamer un travail de recherches sur ces événements. Celui-ci était également un habitant de la région et a côtoyé les martyres à différents moments de son enfance.

Au premier abord, j’ai eu peur que la magie n’opère pas car je ne me sentais en aucun cas touchée par le personnage principal. C’est quelqu’un de plutôt égoïste, qui n’a pas d’attache et n’excelle pas dans les relations humaines. Bien qu’étant lui-même enfant victime des retombées de cette tragédie l’empathie ne prend pas. Néanmoins, plus le récit avance et plus les événements vont se révéler initiatiques et le changer. Il se dévoile au fur et à mesure ainsi que ses faiblesses et cela suffit à trembler avec lui.

Aidé par un journaliste qui a enquêté des années sur cette affaire, Marc-Édouard pourra grâce à ses connaissances mettre en lumière certains détails laissés dans l’ombre et peut-être arrêter le vrai coupable. L’enquête commence d’abord très lentement, l’historien, sous couvert de thèse va se plonger à corps perdu dans cette affaire. Celle-ci va donc être étudiée sous des angles différents : l’avant et l’après, les peurs des habitants, la vie sociale et économique de la commune. Marc-Édouard va marcher dans les pas des victimes, mettre tout en parallèle et comprendre là où le journaliste a échoué.

J’ai été très agréablement surprise à la lecture d’Un souffle, une ombre. J’ai mis moins de deux jours à finir ce roman très sombre tant je voulais connaître la suite. Tout est bien amené, fluide et s’imbrique parfaitement. L’auteur prend le temps de poser les situations, les personnages, les lieux en bref de créer toute une atmosphère avant de nous emmener enquêter avec lui.

 

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