Watership Down de Richard Adams

Watership Down de Richard Adams

Watership Down est le premier roman de l’auteur britannique Richard Adams. J’ai entendu parler de ce livre lors de la soirée littéraire à la librairie Decitre. En effet, quelques libraires y présentaient leurs coups de cœur et je n’ai pas pu résister à l’appel de ce roman jeunesse d’aventures. Publié en 1972, vendu à plus de 50 millions d’exemplaires il se classe parmi les livres les plus lus et les plus appréciés au monde et est traduit en une vingtaine de langues. Réédité par Monsieur Toussaint Louverture pour la rentrée littéraire 2016, le best-seller se pare d’une superbe couverture.

Une fable écologique

Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur les lapins…

Un matin, le jeune lapin Fyveer reçoit la vision apocalyptique de sa famille décimée et de son foyer détruit. La garenne de Sandleford où vit son petit groupe est menacée par le chantier de construction de futures résidences humaines. Alerté par son frère, Hazel notre héros décide de prendre les choses en… pattes et de partir à la conquête d’un nouveau foyer. Commence alors le récit de leurs aventures jusqu’à la Terre promise où ces petits herbivores au bas de la chaîne alimentaire se révéleront pleins de ruse et de courage.

L'adaption au cinéma de Watership Down en 1978
L’adaption au cinéma de Watership Down en 1978

Amoureux de la nature, Richard Adams s’inspire d’une colline au nord du Hampshire pour placer le décor de Watership Down. Y ayant toujours vécu, il porte une attention toute particulière à la description des lieux, de la végétation et des paysages… Ces détails renforcent l’impression de réalisme et de danger omniprésent. Nous nous rendons alors compte qu’à échelle de lapin même le plus petit obstacle peut leur être (presque) insurmontable.

Conte et légendes

Le lapin est une figure incontournable de la culture populaire (Pierre Lapin,  Bugs Bunny, Panpan, Coco Lapin, etc) notamment dans l’univers enfantin. Si Watership Down est estampillé jeunesse il n’en est pas moins un récit d’aventures pouvant plaire à tout âge et qui évite l’anthropomorphisme.

Le groupe de lapins n’est que très peu humanisé. Ils conservent leur instinct de survie, leur volonté de reproduction et répondent à leurs besoins naturels avant tout. Cependant, ils communiquent entre eux à travers un langage qui leur est propre (inventé par l’auteur) et qui contient des mots comme vilou (prédateur), farfaler (manger à l’air libre), kataklop (véhicule à moteur), etc. Leur patrimoine est également constitué de légendes mythologiques (contées au sein du terrier) basées sur les aventures de Shraavilshâ, l’ancêtre des lapins. Richard Adams dira à ce propos « Leur comportement correspond en effet à celui du lapin, mais ils sont en même temps animés par des sentiments humains. »

Le roman explore de nombreux thèmes (l’exil, la survie, l’héroïsme, etc) et chaque chapitre commence par une citation de choix (qui peut être tirée d’une œuvre littéraire célèbre ou d’une chanson populaire) qui fait directement écho à ce qui suit.

Watership Down est typiquement le livre que je regrette de ne pas avoir connu avant. J’aurais aimé le découvrir plus jeune car je sais que l’enfant que j’étais aurais adoré ces aventures. Mieux vaut tard que jamais et je sais que je ne manquerai pas à l’avenir de le faire découvrir autour de moi comme un héritage.

 

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